Crème doudou pour peau qui boude

Soins du visage, Tambouilles | Samedi mars 7 2009 05:33 | Commentaires (5)

Ces temps-ci ma peau me joue des tours. Il faut dire que je la soumets à pas mal de choses avec mes recherches perpétuelles. Elle est un peu sèche, je crois, mais printanière, et les boutons me poussent sur les joues. Des boutons secs, oui, mais des boutons quand même, et qui mettent une éternité à cicatriser. C’est moyennement joli.

En plus de ça, elle est, comment dire… disons que je la « sens ». En clair elle me réclame un peu de répit, mais aussi des soins adaptés. Je commence à penser que malgré qu’elle ne soit pas le moins du monde grasse, j’ai tendance à mettre bien trop de phase huileuse dans mes crèmes.

Etant arrivée au bout de mon demi pot de crème victoire (j’ai donné l’autre à une amie, elle était trop grasse pour moi), je me suis donc concocté une petite crème. Je l’ai voulue à visée cicatrisante, mais aussi regénérante, et surtout, douce et hydratante.

Pas d’huiles essentielles, pour une fois, pour « reposer » ma peau, elles laissent toute la place aux hydrolats, plus doux. Mais surtout, je voulais une odeur peu envahissante, et j’avais envie de ma rose centifolia. J’ai un hydrolat tout neuf, très odorant et très fin, dont je voulais profiter un peu. Toujours suivant mes envies olfactives du moment, je l’ai associé à la fleur d’oranger et au jasmin.

Pour le choix de la phase huileuse, une seule huile, que j’aime beaucoup, celle de son de riz. Elle est très douce, très fine, pénètre vite sans laisser de sensation de gras, et n’a pas d’odeur. Elle stimule la micro-circulation, ce qui rentre parfaitement dans ce que je recherche ici. Je l’ai associée au squalane d’olive, lui aussi très doux, émollient et d’une grande affinité avec la peau.

Côtés actifs, on ne se refait pas, l’absence d’HE me laisse la place pour toute une tripotée d’ingrédients et j’ai donc joyeusement vidé mes tiroirs :

* les actifs hydratants : allantoïne et acide hyaluronique

* pour lutter contre l’acné et les irritations, l’oxyde de zinc et le bisabolol

* pour aider la peau à se regénérer et à cicatriser ces satanés boutons, l’extrait CO² de rose musquée et le TECA Milk (extrait de centella asiatica)

* pour la douceur, sea silk et squalane

Et enfin, la texture. Pour une crème très douce et glissante, bien lisse, ferme sans être trop épaisse ni grasse, au contraire au toucher plutôt aqueux, j’ai choisi le CG90 et son copain le Cetearyl Alcohol, mais associé à de la cire de jojoba (hydrogenated jojoba wax) et à la cire de jasmin, qui participe à l’odeur et que j’avais envie de tester.  Les hydrolats sont mélangés à la gomme cellulose chère à Michèle, qui paraît-il est pile dans ce que je veux obtenir. Je vous parlerai un jour de cette texture particulière que je cherche obstinément ;-) . Une crème lisse, légère, mais ferme, et au toucher aqueux, c’est un peu la quadrature du cerle !

Alors allons-y pour

La crème doudou pour peau qui boude

Pour environ 50g de crème,

entre parenthèse les vrais chiffres car j’ai parfois eu la main un peu lourde, et d’autres fois, Simone (ma balance) a refusé de compter les gouttes.


Phase huileuse – 21,5%

pourcentage grammes
HV Son de riz 15,00% 6,00
Cire de jojoba 2,00% 0,80
Cire de jasmin sambac 1,00% 0,40
Alcool Cétéarylique 0,50% 0,20
Squalane végétal 2,00% 0,80
Oxyde de Zinc 1,00% 0,40

Phase aqueuse – 71%

pourcentage grammes
CG90 1,50% 0,60
HA Rose centifolia 40,00% 16,00
HA Néroli 17,50% 7,00
Gomme Cellulose 1,00% 0,40
Silicium G5 10,00% 4,00
Allantoïne 1,00% 0,40 (0,8)

Actifs et conservateur

pourcentage grammes
Acide hyaluronique une chouillette une chouillette
Bisabolol 1,00% 0,40 (10 gttes)
CO2 Rose musquée 1,00% 0,40
Sea Silk 1,00% 0,40 (un peu)
Teca Milk 3,00% 1,20
Geogard 221 1,00% 0,40 (10 gttes)

.

Cette fois je n’ai utilisé ma tambouillette que très peu de temps, juste le temps que l’émulsion prenne, et je suis passée tout de suite au mini-fouet. Et puis comme il me fallait surveiller la température avant d’ajouter les actifs, j’ai fini par touiller au thermomètre ^_^

Au final, à la mise en pot, ça me donne une texture effectivement très lisse, brillante, un peu épaisse et gélifiée, « ronde ». Si j’osais autant de poésie et de délicatesse, je dirais qu’elle me rappelle un peu la … hum… cancoillotte :-p . Mais je pense que la texture finale sera très bien, après l’avoir laissée refroidir complètement et reposer un peu.

A l’application, huuum ! Elle fond au contact de la peau, et pénètre plus vite que son ombre, on dirait qu’elle est littéralement bue par la peau. Elle laisse un toucher très léger, absolument pas gras, un fini lisse, et la peau toute douce.

L’odeur ? Dans le pot c’est le jasmin, mais il reste léger. J’ai du mal à définir l’odeur qui reste sur la peau, on sent un peu la rose, trop peu. Il manque certainement une petite note « de fond » pour la retenir… mais j’aime beaucoup !

Recherches olfactives

Tambouilles | Samedi mars 7 2009 03:43 | Commentaires (1)

Je suis en pleine recherche olfactive. Etant la reine des mélanges qui -disons le- sentent mauvais, tous mes mélanges étant faits uniquement pour leurs vertus thérapeutiques, j’ai envie cette fois de douceur et de bonne odeur. Sans compter que je pars en vacances dans deux semaines, et que je vais dormir avec mon amour de neveu, 3 ans, qui a finalement accepté de me prêter son lit ( »mais paaaaske c’est mon lit !! ») à force de promesses d’histoires et de câlins « comme Mamie ». Autant vous dire qu’il va falloir laisser l’hélychrise, le ciste et le karité en France ;-)

Après avoir humé tous mes flacons, je me rends compte que les odeurs que j’aime vraiment à l’usage, celles qui me donnent vraiment du plaisir, sont plutôt limitées. Je n’aime pas trop certaines odeurs pourtant populaires, comme la rose de Damas, le géranium ou le palmarosa (pour ces deux-là j’aime bien les hydrolat, mais même eux, je les trouve trop forts à force). J’ai une grosse faiblesse pour les zestes d’agrumes, malheureusement photosensibilisants (je pourrais dormir dans un flacon d’orange douce), les résines, les résineux (cèdre de l’atlas, les pins), mais finalement peu de choses fleuries, ou adaptées à la peau du visage. Pourtant j’aime les fleurs, mais en concentré j’ai du mal. J’aime bien le jasmin, tiens, mais là encore, à petite dose.

J’ai donc préparé quelques petites fioles pour essayer quelques mélanges à base de deux de mes odeurs favorites, la rose centifolia, et la fleur d’oranger (à défaut d’orange douce). Associées avec d’autres odeurs à très petite dose selon le principe des trois notes des parfumeurs, mais dans la limite de mes placards ! La sauge sclarée m’a surprise, elle est effectivement précieuse pour fixer le parfum des autres composants. Le cèdre les fait pas mal ressortir, mais il faut en mettre peu. Les hydrolats de petits grains sont intéressants, mais trop proches du néroli, ils l’étouffent un peu. Les zestes sont très sympas (j’ai une HA de citron) aussi.

Il me manque une note « de coeur » pour soutenir la rose… du jasmin peut-être ?

Je n’ai malheureusement pas de résines en flacons, ni d’alcool pour faire une teinture de mes cailloux-sent-bon (benjoin, encens et myrrhe) comme Vénézia, qui me fait bien envie. Ca viendra plus tard. Pourtant je pense qu’un mélange centifolia, néroli, benjoin ou myrrhe serait très sympa. Ah si tiens, j’ai du santal et de l’encens en HE ?