Interrogations métaphysiques

Naturel, bio et écolo, Tambouilles | Lundi novembre 30 2009 21:56 | Commentaires (6)

Journée pluvieuse et grise, me voilà en pleine déprime pré-hivernale. Nan, je rigole. Mais il y a quand même un sujet pas très ludique qui me taraude, et que j’aimerais partager avec vous.

Nous sommes tout(e)s, ou presque, adeptes du naturel à fond (ou presque), des choses qui nous font du bien et pas qu’à nous. J’imagine que parmi les cosméteuses, beaucoup sont sensibles à l’écologie. Combien d’entre nous essayons de manger bio ?

Pour ma part c’est un choix, je mange bio autant que possible, et pas que pour moi. En premier lieu et avant tout, pour la nature. Pas de pesticides qui polluent la terre, respect des  cycles biologiques, biodiversité, tout ça.

Certaines vont même jusqu’à acheter des produits locaux et de saison en priorité. Je l’avoue, j’essaye mais c’est un pas que j’ai encore du mal à franchir, difficile de résister à ma dose de poireaux en juillet et à mes cranberries séchées du Canada au petit-déj.

Bref.

(Je disgresse, mais j’arrive au but)

On essaye de manger bio, on essaye de manger local. Pourquoi ? Pour minimiser notre impact sur l’environnement. La fameuse empreinte écologique, l’empreinte CO².

Alors je regarde dans mes tiroirs à cosméto (et j’hallucine du nombre de matières premières que je possède), et je m’interroge.

Quel est le coût écologique de mon huile de coco ?

De mon karité ?

De mon huile d’inca inchi même pas bio ?

De ma poudre de tepezcohuite ?

De mon HE d’Ylang-Ylang, de celle de de Santal Blanc ?

DE MON HUILE DE PALME ?

Vous allez me dire, on aime acheter du karité équitable qui aide les petites filles africaines à aller à l’école, et l’HE de palmarosa de Madagascar soutient l’économie locale, qui en a bien besoin.

Certes.

Mais parlons écologie. Il y a les problématiques de culture qu’on ne maîtrise pas (et sachons rester critiques envers les beaux discours des importateurs), voire qu’on ne connaît pas (qui peut me dire comment est cultivé/récolté -et par qui- le tepezcohuite de mon gel exfoliant ?).

Et il y a aussi le transport.

L’huile de pépins de fleurs d’arbre à étoiles de la Lune, utilisée depuis des millénaires pour soigner tout et n’importe quoi et rendre irrésistibles les Luniennes, ne vient pas à nous à la seule énergie de ses petites jambes musclées (qui a dit Schadoks ?)

Alors des fois, je me dis que je pourrais parfaitement trouver aussi efficace, même si moins exotique, dans les produits que la nature nous offre par chez nous. OK, je trouve ça moins sympa et fun, et je ne résiste jamais bien longtemps, mais parfois ma conscience me titille…

Ais-je vraiment besoin d’acheter ce moule en forme de machin, aux US ? Cette fragance au Japon ? Cette HE en Inde ? Ce beurre en Australie ?

Ce sel en Himalaya ?

Est-ce qu’en Europe (voyons large), je ne peux pas trouver quelque chose qui sente aussi bon, qui me fasse autant d’effet ? Qui me rende aussi belle, même si moins mystérieuse ?

Je les veux, je les convoite. Et je me les achèterai certainement…

Mais à quel prix ?

Note : ce post n’est absolument pas polémique, et n’y voyez rien d’autre que ce que je me reproche à moi-même. Je voudrais juste savoir comment vous, vous vivez la chose ? Vous êtes-vous déjà posé ce genre de question ?

Un petit moment de bonheur

Tambouilles | Dimanche novembre 29 2009 14:38 | Commentaires (2)

Vous vous souvenez du premier quizz de Blue ?

Eh bien c’est moua que j’ai gagnéééééééé ! 8-O :-D

Et pas qu’à moitié… car j’ai reçu un pot de … ça.

Oui, le beurre Apsara qui nous a toutes fait rêver en lisant la recette et l’histoire.

Le beurre au Lotus.

Hmmmmmmmmmm.

Je ne peux pas vous montrer de photos, puisque *évidemment* mon appareil est en soins intensifs (d’où le retard de ce post, mais j’ai renoncé à attendre que l’équipe médicale ait assez de sous pour le soigner).

Ca fait donc une grosse semaine que je l’ai et que je le regarde amoureusement et avec une certaine dévotion.

Car ce beurre, c’est une véritable tuerie.

D’abord on ouvre le pot, et là, l’odeur. Oh là là, l’odeur.

Je dois vous dire, à la base je ne suis pas fan des odeurs de fleurs trop… fleuries (oui, oh ça va, hein). Par exemple je n’aime pas la rose de damas (ça fait des économies). L’absolue de Lotus me faisait de l’oeil depuis des mois, si exotique, mais je n’ai jamais osé en acheter par peur de ne pas aimer non plus.

Et là, ma Pénélope, elle sent le lotus et la rose. Avec de la mandarine-que-j’aime et du vétyver-que-je-ne-connais-pas.

Eh bien, ça sent… merveilleusement bon !!!

Je ne peux pas décrire cette odeur, mais elle me fait un effet très très calmant. Ca m’évoque quelque chose, que même après une semaine, je ne sais identifier. Comme quelque chose qui viendrait de très loin. Peut-être l’odeur d’une personne de mon enfance, par exemple. Je ne sais pas (et ça m’énerve), mais j’adore. C’est très… apaisant. A tel point que j’ai renoncé à m’en servir le matin, et que je le réserve pour le soir, juste avant d’aller me coucher. Et je me sens bien, je m’endors comme un bébé.


Ensuite, la texture. Petite surprise, car ça ressemble à une belle crème épaisse, et puis en y mettant le doigt la spatule, en fait non, c’est… un beurre ! Oui, je sais, je SAVAIS que c’était un beurre mais je n’ai pas l’habitude de ce genre de produit, je ne savais donc pas vraiment à quoi ça devait ressembler.

Ca foooooond !!

Et là on se dit : un jour, je serai capable de faire des choses comme ça.

Ou pas.


Mais ce n’est pas tout. Dans le colis, un petit pot surprise… une petite crème pour le visage, Ylang-Petit Grain. Blue, tu me demandais si la texture avait supporté le voyage, je ne sais pas lol. Elle était un peu liquide au début, maintenant elle a repris de la consistance. Après l’avoir retouillée trois secondes à la baguette chinoise, c’est parfait.

Je ne dirai qu’une chose : Ylang-Petit Grain, ça me réconcilie avec l’Ylang. Ca ne sent pas le bubble-gum, ça sent juste bon. Je m’en sers le matin, en alternance avec ma crème contre l’acné, (qui ne sent pas le bubble-gum non plus, loin de là), et je l’aime beaucoup !

Ma chère Blue, est-ce que tu veux m’adopter ?

Merci.

Crème anti-acné

Soins du visage, Tambouilles | Lundi novembre 16 2009 02:04 | Commentaires (0)

Je continue ma guerre contre les petits boutons. Je l’ai déjà dit, mais chez omi, point de gros spots, plutôt plein de petits boutons incolores, qui rendent ma peau… irrégulière. Quelques boutons enflamés de temps en temps mais c’est rare.

Dans beaucoup de recettes contre l’acné, même tardive, on focalise sur la peau grasse. Or la mienne ne l’est pas. Elle est normale, avec quelques périodes plus sèches dans l’année. Il me faut donc un peu plus de choses nourrissantes, donc grasses, quadrature du cercle !

Ma dernière crème était pas mal (je viens de me rendre compte que je ne l’ai pas postée !!!), j’en ai gardé la phase huileuse et l’émulsifiant. Par contre pour la phase acqueuse, cette fois j’ai sorti l’artillerie lourde, avec Tea Tree, Lavande et Ciste. Je suis une warrior des odeurs, moi. Même pas peur !

J’ai aussi essayé de limiter mon ingrédientite aigüe. Pas tout-à-fait réussi, mais je m’améliore !


Crème anti-acné deuxième

Phase huileuse

  • HV Nigelle : 10%
  • Squalane : 5%
  • Beurre de karité nilotica adoré : 2%
  • Alcool Cétéarylique : 3,50%

Phase Acqueuse

  • HA Tea Tree (Bilby) : 19%
  • HA Lavande Officinale (S. Reina) : 15%
  • HA Ciste Ladanifère (U Mandriolu) : 15%
  • Eau Sérozinc : 23,80%
  • CG90 : 1,50%
  • Gomme Cellulose : 0,2%

Actifs et conservateur

  • Zinc PCA (Cosmévert) : 0,5%
  • Allantoïne : 1%
  • Aloe Vera x200 : 0,2%
  • Anti-acne Active Formula (Aromantics) : 1%
  • HE Copaïba : 0,5%
  • HE Petit Grain Bigarade :1%


J’avais prévu de mettre 3% de glycérine mais je l’ai oubliée… ! Ca ne change pas trop les % car j’ai eu la main un peu lourde sur l’HA de tea tree, que j’ai utilisée pour compléter suite à l’évaporation.


Résultat : un crème toute lisse, agréable. J’avais peur qu’elle ne sente pas terrible, mais au final c’est bien le petit-grain qui ressort. Entre lui et la lavande, très odorante, on ne sent pas le tea tree, ni la ciste. La lavande est discrète, tant mieux car je n’en suis pas folle (autant j’adore sentir les fleurs, autant je n’aime pas trop l’HE, ni l’hydrolat)

Je viens de m’en tartiner le visage avec ce qui restait au fond du bécher. La pénétration est à revoir, je vous dirai ça demain, car je l’ai mise en trop grande quantité et en ayant le visage encore mouillé de ma lotion, du coup ça n’a pas super bien pénétré.

J’ai aussi un peu peur que ce ne soit pas assez nourrissant pour moi, ça conviendrait peut-être mieux à une peau grasse, surtout en cette saison. Si à l’usage c’est toujours le cas, je la recyclerai en crème de jour uniquement, ou la complèterait avec un peu de nilotica-que-j’aime-et-que-j’adore après la crème. Je suis à 20,50% de phase huileuse mais en comptant l’AC, donc c’est certainement un peu limite.

En tout cas j’ai la peau toute douce !!!

[Edit après deux semaines] La texture s’est améliorée, elle a pris un peu de consistance, et est donc plus agréable à appliquer. Par contre l’odeur, bon. Ca sent quand même le tea-tree, mais ce n’est pas très gênant, enfin moi ça ne me dérange pas trop. Elle pénètre très bien si on n’en met pas une tonne et sur visage sec.

Question efficacité, ça m’a l’air pas mal du tout du tout ! Pour le moment, deux boutons ont fait une tentative, mais ils ont disparu très vite, alors que d’habitude ils restent là pendant une éternité. Pour les « petits boutons permanents », on verra à l’usage mais j’ai l’impression que ça va nettement mieux.

Adoptée !


Sous le tilleul et les orangers en fleurs

Menottes et petons, Tambouilles | Dimanche novembre 15 2009 02:23 | Commentaires (3)

Je ne suis pas très assidue sur ce blog, mais malheureusement, ne tambouillant que pour moi, je dois attendre de finir mes pots en cours, ou me trouver de nouvelles envies.

L’hiver est à nos portes, et mes mains deviennent sèches, pèlent un peu et me réclament à cor et à cris  un peu d’attention. Il faut dire qu’hormis le visage, je suis aussi peu assidue pour me crémer que pour publier de nouveaux posts ! Avec lui me prend en même temps une envie de printemps et d’arbres en fleurs. J’ai acheté il y a quelques temps un flacon d’absolue de tilleul, sans avoir la moindre idée de ce que j’en ferai. Elle me fait de l’oeil depuis des semaines, ou du nez, devrais-je dire.

En humant mon flacon, un autre de mes amours olfactifs pointe son nez. J’ai ramené de mes vacances un extraordinaire miel du Queyras, acheté à quelques kilomètres à peine de chez l’apiculteur, et qui a une odeur et un goût à tomber par terre dans la neige.

Avec tout ça en tête, me revient une vieille recette de Michèle (encore, j’y reviens toujours !), que j’avais notée dans un coin de ma mémoire : la crème pour les mains au tilleul. Houra !Cette fois, j’ai à ma disposition, une bonne partie de ses ingrédients.

J’ai respecté ses proportions, et adapté selon les ingrédients à ma disposition. En particulier, j’ai conservé son mélange d’émulsifiants (Cétéaryl Glucoside, Alcool Cétéarylique et VE). Le beurre d’amande douce est remplacé par celui d’avocat très nourrissant et très doux, et le macérat de fleurs fraîches par de la « simple » huile de jojoba car je n’ai malheureusement pas de fleurs de tilleul sur mon balcon, et mon huile d’olive est bien trop odorante.

J’ai aussi remplacé la cire d’abeilles blanche par la cire jaune de chez Bilby, tant vantée par Vénezia. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la tester, et son odeur de miel très présente la rend parfaite pour ma crème.

Et pour finir cette (trop) longue introduction, la synergie olfactive tilleul-miel est complétée par le petit grain bigarade Corse et le Néroli, dont je regarde aussi le flacon depuis des mois sans oser y toucher.

tilleul neroli_02 ruches_sb

Je vous présente donc ma :

Crème de printemps pour mains d’automne

« Sous le tilleul et les orangers en fleur »

Phase Huileuse

  • HV Jojoba : 4,00%
  • HV Amandes douces : 3,00%
  • Beurre d’avocat : 2,00%
  • Beurre de karité : 3,00%
  • HV Avocat : 2,00%
  • HV Inca Inchi : 1,00%
  • Macérat de Rose sur Jojoba (Abiessence): 1,00%
  • Squalane d’Olives: 1,00%
  • Cire de Néroli (Fresholi): 1,00%
  • Cire de Jojoba : 1,00%
  • Cire d’abeilles jaune (Bilby) : 1,50%
  • CG90 (Cosmévert) : 1,50%
  • Alcool Cétéarylique (Cosmévert) : 3,00%
  • VE : 0,50%

Phase Acqueuse

  • Eau de source : 40,00%
  • HA Tilleul (Bilby) : 20,00%
  • HA Petit Grain Bigarade (U Mandriolu) : 5,00%
  • Glycérine : 3,00%
  • Miel du Queyras : 1,00%
  • Allantoine : 1,00%
  • Gomme Cellulose : 0,50%

Actifs et conservateurs

  • Panthenol : 1%
  • Sea Silk : 1,00%
  • Aloe Vera x200 : 0,50%
  • HE Néroli : 5 gouttes (pour 100g de crème)
  • HE Citron (U Mandriolu) : 2 gouttes (pour 100g de crème)
  • Absolue Tilleul (Fresholi) : une bonne grosse lichette
  • Geogard 221 : 0,50%
  • Antiox-Cox : 0,30%

L’antiox-cox a été ajouté avec la phase huileuse pour protéger les huiles lors de la chauffe. L’huile d’amandes douces, très oxydable, a été ajoutée avec les actifs. Pour une fois, j’en ai fait une quantité suffisante pour utiliser le mix-soupe, ce qui rend l’émulsion très rapide à prendre, et surtout plus fine qu’avec la tambouillette.

La crème est encore un peu liquide, mais je viens juste de la mettre en pot, j’ai eu peur qu’elle soit trop épaisse une fois totalement refroidie (le pot de mon mix-soupe est très profond, rendant trop ardu le transvasement si le contenu est trop épais). Elle est un peu grasse, donc il faut en mettre très peu pour qu’elle pénètre rapidement, tout en permettant un massage bien agréable. Je pense que c’est dû à l’ajout de la cire de néroli, et peut-être que j’ai eu la main un peu lourde sur l’huile d’amandes douce, trahie par ma balance (Simone), mais ça ne me dérange pas car je n’ai prévu de l’utiliser que le soir.

L’odeur est superbe. On sent d’abord le néroli, mais le tilleul est juste là, derrière, et sort de sa cachette après l’application. Les deux gouttes de citron ont été ajoutées directement dans le pot après essai, et permettent de… comment dire… lier (?) les deux autres, en contrebalançant leur côté très doux. Bref, sans poésie inutile : ça sent BON.