Recherches olfactives

Tambouilles | Samedi mars 7 2009 03:43 | Commentaires (1)

Je suis en pleine recherche olfactive. Etant la reine des mélanges qui -disons le- sentent mauvais, tous mes mélanges étant faits uniquement pour leurs vertus thérapeutiques, j’ai envie cette fois de douceur et de bonne odeur. Sans compter que je pars en vacances dans deux semaines, et que je vais dormir avec mon amour de neveu, 3 ans, qui a finalement accepté de me prêter son lit ( »mais paaaaske c’est mon lit !! ») à force de promesses d’histoires et de câlins « comme Mamie ». Autant vous dire qu’il va falloir laisser l’hélychrise, le ciste et le karité en France ;-)

Après avoir humé tous mes flacons, je me rends compte que les odeurs que j’aime vraiment à l’usage, celles qui me donnent vraiment du plaisir, sont plutôt limitées. Je n’aime pas trop certaines odeurs pourtant populaires, comme la rose de Damas, le géranium ou le palmarosa (pour ces deux-là j’aime bien les hydrolat, mais même eux, je les trouve trop forts à force). J’ai une grosse faiblesse pour les zestes d’agrumes, malheureusement photosensibilisants (je pourrais dormir dans un flacon d’orange douce), les résines, les résineux (cèdre de l’atlas, les pins), mais finalement peu de choses fleuries, ou adaptées à la peau du visage. Pourtant j’aime les fleurs, mais en concentré j’ai du mal. J’aime bien le jasmin, tiens, mais là encore, à petite dose.

J’ai donc préparé quelques petites fioles pour essayer quelques mélanges à base de deux de mes odeurs favorites, la rose centifolia, et la fleur d’oranger (à défaut d’orange douce). Associées avec d’autres odeurs à très petite dose selon le principe des trois notes des parfumeurs, mais dans la limite de mes placards ! La sauge sclarée m’a surprise, elle est effectivement précieuse pour fixer le parfum des autres composants. Le cèdre les fait pas mal ressortir, mais il faut en mettre peu. Les hydrolats de petits grains sont intéressants, mais trop proches du néroli, ils l’étouffent un peu. Les zestes sont très sympas (j’ai une HA de citron) aussi.

Il me manque une note « de coeur » pour soutenir la rose… du jasmin peut-être ?

Je n’ai malheureusement pas de résines en flacons, ni d’alcool pour faire une teinture de mes cailloux-sent-bon (benjoin, encens et myrrhe) comme Vénézia, qui me fait bien envie. Ca viendra plus tard. Pourtant je pense qu’un mélange centifolia, néroli, benjoin ou myrrhe serait très sympa. Ah si tiens, j’ai du santal et de l’encens en HE ?

Un commentaire »

  1. Commentaire par michele — 8 mars 2009 @ 14:48

    Bonjour Amzel,

    Pour une note de coeur facile, efficace et pas chère, je met toujours de la lavande officinale.
    Bien dosée, elle s’efface complètement et en plus elle est généralement bien tolérée par toutes les peaux.

    La rose en absolue est bien plus « rose » que l’HE où le « vert » ressort plus à mon avis. Il me manque du vocabulaire olfactif ;) )

    C’est très intéressant de suivre tes essais. Merci.

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